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Femmes leaders
Violences sexuelles et SIDA...

Kalemie - 31 mars 2009

Atelier de sensibilisation des femmes leaders sur les violences sexuelles et le VIH / sida.

La violence à l’encontre des femmes pose un important problème de santé publique en RD Congo. Ce phénomène est exacerbé et persistant ; les cas rapportés ne montrent qu’une infime partie de l’iceberg.

Utilisé au départ comme arme de guerre dans les zones en conflit, actuellement le phénomène s’est généralisé et prend de l'ampleur aussi dans les zones hors conflit.

Cette violence peut revêtir plusieurs formes :

> Les sévices sexuelles, corporelles ou psychologiques infligés par un partenaire intime ou les membres de la famille et autres,

> Harcèlement et sévices sexuels exercés par des personnes incarnant l’autorité,

> Le trafic pour travail forcé,

> La prostitution forcée et d’autres pratiques traditionnelles.

Ce phénomène des violences sexuelles aggrave encore la vulnérabilité de la femme au VIH/SIDA. Ce qui met en danger non seulement la victime elle-même mais aussi toute la cellule familiale.

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C’est ainsi qu’au cours du mois de mars, mois de la femme dont le thème est «Le leadership agissant de la femme dans lutte contre le VIH/SIDA»,  le REFOS (réseau des femmes des ONGD de santé) en collaboration avec l’OMS a saisi de cette opportunité pour sensibiliser la femme leader au renforcement des mesures de lutte contre les violences sexuelles et le VIH/SIDA.

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Ce 31 mars 2009, dans la grande salle de la paroisse Saint Albert et Victor à Kalemie, plus ou moins 80 femmes leaders - Responsables d’ONG, d’écoles, d’églises et d’institutions de l’état, ont pris part à cet atelier de sensibilisation.

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Au cours de celui-ci, différents orateurs ont développé tour à tour les thèmes suivant :

> Situation épidémiologique du VIH/SIDA
> Genre et Santé
> Genre et VIH
> Réponses liées au genre
> Transmission du VIH de la mère à l’enfant
> Prévention du VIH/SIDA
> La loi sur les violences sexuelles

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A la fin de chaque thème, un temps était accordé aux participants pour des questions d’éclaircissement et parfois des échanges d’idée sous forme de débat s’ensuivaient ce qui permettait aux uns et aux autres de fixer l’essentiel de l'information.

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A la fin de l'atelier, la loi sur les violences sexuelles a été distribuée à tous les participants. Voir extraits ci-dessous.

Constitution de la RDC

La Constitution de la RDC de 2005 reprend pourtant en son chapitre 1er "Des Droits civils et politiques", particulièrement en ses articles 14, 15 et 16, les postulats suivants :

Article 14 : Les pouvoirs publics veillent à l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard de la femme et assurent la protection et la promotion de ses droits.

Ils prennent dans tous les domaines, notamment dans les domaines civil, politique, économique, social et culturel, toutes les mesures appropriées pour assurer le total épanouissement et la pleine participation de la femme au développement de la nation.
Ils prennent, des mesures pour lutter contre toute forme de violences faites à la femme dans la vie publique et dans la vie privée.
La femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales.
L’État garantit la mise en œuvre de la parité homme-femme dans lesdites institutions.
La loi fixe les modalités d’application de ces droits.

Article 15 : Les pouvoirs publics veillent à l’élimination des violences sexuelles.

Sans préjudice des traités et accords internationaux, toute violence sexuelle faite sur toute personne, dans l’intention de déstabiliser, de disloquer une famille et de faire disparaître tout un peuple est érigée en crime contre l’humanité puni par la loi.

Article 16 : La personne humaine est sacrée. L’État a l’obligation de la respecter et de la protéger.

Toute personne a droit à la vie, à l’intégrité physique ainsi qu’au libre développement de sa personnalité dans le respect de la loi, de l’ordre public, du droit d’autrui et des bonnes mœurs.
Nul ne peut être tenu en esclavage ni dans une condition analogue.
Nul ne peut être soumis à un traitement cruel, inhumain ou dégradant.
Nul ne peut être astreint à un travail forcé ou obligatoire.

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